L’opinion

Le public cosmopolite du festival d’Essaouira Gnaoua Musiques du monde a eu droit, samedi soir, à un voyage musical des plus originaux qui a fait sonner les rythmes gnaouis aux couleurs africaines et latino-américaines dans un glissement jazz des plus vifs.

Dans une ambiance de fête, label du Festival de musiques du monde, les gardiens du legs gnaoui sont allés à la rencontre des musiciens de jazz d’Amérique du nord et leurs voisins d’Amérique latine.

A Borj Bab Marrakech, Mâalem Abdenbi Merchane accompagné des musiciens du groupe newyorkais Querencia, ont offert une prestation riche en couleurs et en fusion avec des chants puisés dans le répertoire de la musique Gnaouie aux rythmes de plusieurs influences musicales.

Le son montuno de Cuba et le latin jazz de cette formation dirigée par la talentueuse Colette Michaan ont trouvé refuge en Afrique via les porte-étendards des différents segments du patrimoine musical Gnaoui pour enchanter un public éclectique.

Sur la scène de la Plage, les festivaliers ont savouré les morceaux classiques du légendaire Bob Marley interprétés par le groupe Bob Maghrib en fusion avec Maâlem Mustapha Baqbou.
Le moment fort de la soirée reste sans conteste la belle performance de la star gnaoui Hamid El Kasri, accompagné de plusieurs danseurs, devant des milliers de spectateurs.

Tout au long de la 15ème édition du festival Gnaoua qui prend fin dimanche, les maâlems gnaouis et les artistes invités se sont alliés pour présenter le fruit de leurs résidences artistiques à Essaouira au grand bonheur du public séduit par des morceaux aux notes jazzy avec une dose de latino.

La cérémonie de clôture marquera un moment de grande communion entre tous les maâlems gnaouis programmés lors de cette édition. Le spectacle “Maâlem All stars” offre en effet une occasion pour rendre hommage à ces maîtres qui pérennisent par leurs oeuvres une des facettes du riche patrimoine marocain.